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Téléphone casher … pour ne pas déplaire à Yahvé

Source: Comment dites-vous “sonnerie de téléphone portable” en yiddish ? Il y a encore un mois, la réponse n’existait pas. Mais dorénavant, grâce à Marc Seelenfreund, PDG de la société tel-avivienne Accel-Telecom, les yiddishants du monde entier peuvent configurer leur téléphone cellulaire dans leur mameloshen (langue maternelle). Il leur suffit de se procurer un pack spécial adaptable sur un téléphone portable, certifié casher par les autorités rabbiniques et importé par Accel.

Les téléphones portables casher (dépourvus de tout accès Internet et de messages textes (SMS) existent sur le marché depuis un certain temps. Depuis 2005, plus précisément, quand les opérateurs avaient trouvé un arrangement avec le conseil rabbinique en charge des questions de communication. Un conseil, qui, considéré comme l’autorité suprême pour les ultra-orthodoxes de Mea Shearim et de Bnei Brak en matière de technologie cellulaire, avait pourtant interdit au préalable l’utilisation de téléphones portables. Motif : empêcher les étudiants de yeshiva (établissements religieux) de se connecter, via leur portable à Internet, la porte ouverte vers le péché pour cette communauté.

Mais le ban était inacceptable pour les hommes d’affaires haredi. Pour eux, l’injonction contre l’utilisation du cellulaire constituait “un édit que la communauté ne pouvait tolérer”, pour employer le terme talmudique. C’est alors qu’était né le téléphone portable casher : un appareil qui permet aux utilisateurs de composer et recevoir des appels vocaux, mais proscrit tout “extra”, accès Internet, appareil photo, etc. Il s’agit en fait de téléphones de la première génération, ceux utilisés à l’origine du cellulaire, mais remisés au placard depuis plusieurs années par la dictature du smartphone (téléphone intelligent). Ils sont désormais disponibles chez les quatre principaux fournisseurs de services de téléphonie mobile en Israël (Pelephone, Cellcom, Orange, et Mirs).

Selon Reb Lazer, membre de haut rang d’un des principaux courants hassidiques et homme de confiance de son Rebbe (dont il n’a pas voulu mentionner le nom), les téléphones portables casher sont identiques. “Ils peuvent être fabriqués par des marques différentes, mais ont tous une fonction unique – passer et recevoir des appels.” Leur seul dispositif fantaisie : être équipés de haut-parleurs et microphones. Mais là encore, il s’agit de fonctionnalités fournies par tous les opérateurs.

“C’est pour cette raison”, poursuit Lazer, “que les offres proposées aux utilisateurs de téléphones casher sont particulièrement bon marché”. Car le coût des communications est le seul moyen pour les fournisseurs de se différencier, ajoute Lazer. “La compétition est donc féroce, c’est la seule façon d’appâter les clients.” Mais attention, si vous composez un numéro le saint jour du Shabbat, vous êtes alors pénalisés d’un tarif à la minute astronomique ! Le développement du portable casher en yiddish a demandé plus de six mois. Son but, explique Seelenfreund : offrir aux clients ultra-orthodoxes une option “Heimishe”.

Le téléphone Alcatel permettra non seulement de configurer leur portable en yiddish (affichage des menus et des commandes de fonctionnalités), d’écrire et de recevoir des messages dans leur langue, mais aussi de choisir une sonnerie à partir d’une liste des plus grands tubes hassidiques. “Tout est intégré dans le téléphone, pas besoin de télécharger et donc, pas question de remettre en cause la ‘casherout’ de l’appareil. Le Conseil rabbinique s’est déclaré très satisfait de notre produit” , ponctue-t-il.

Mais la pratique du yiddish au quotidien n’est-elle pas réservée aux étudiants de yeshivot et leurs familles qui ne sortent pas beaucoup – et n’affichent pas un intérêt réel pour les téléphones portables ? Les hommes d’affaires haredi, eux, ne parlent-ils pas l’hébreu ? Certes, rétorque Seelenfreund, mais même ceux qui utilisent l’hébreu sur une base régulière peuvent se sentir plus à l’aise avec le yiddish. “Il est vrai que la plupart des ultra-orthodoxes qui ont des contacts professionnels en dehors de la communauté sont amenés à s’exprimer en hébreu, mais dans leur fief, comme dans les ruelles de Mea Shearim et de Bnei Brak, on entend encore principalement parler yiddish, pointe-t-il.

Fabriquer un téléphone portable en yiddish n’a pas été aussi facile qu’il n’y paraît, explique Naftali, qui a fait partie de l’équipe en charge de la traduction – il a fallu plus de quatre mois aux traducteurs pour développer ce qu’il appelle un glossaire d’environ 1 500 mots utilisés pour les menus, interfaces, et modes d’emploi du téléphone. “Et ce sont uniquement les termes que l’utilisateur est le plus susceptible d’utiliser”, précise-t-il.

“Le plus basique des appareils comprend généralement entre 15 000 et 40 000 mots et expressions, ce qui aurait été un projet beaucoup trop ambitieux à entreprendre. Nous avons donc limité la traduction aux termes indispensables, comme sonnerie, sous et hors tension, conférence téléphonique, etc.” Et ce, d’autant plus que le nombre de yiddishisants reste limité et confiné à un groupe qui n’est pas nécessairement au faîte des nouvelles technologies – et donc peu exigeant en matière de gadgets et fonctionnalités.

Mais le principal problème était ailleurs. “Nous avons entrepris les traductions de zéro, parce que la langue n’avait pas évolué depuis des décennies et ne comportait aucun des termes courants pour décrire la plupart des actions d’un portable. Comme par exemple le mot ‘sonnerie’ (traduit pour le téléphone par ‘Klingen’). Nous n’avons pas créé de mots nouveaux, mais nous avons dû faire de nombreuses recherches pour trouver les mots existants qui pouvaient être applicables aux termes que nous voulions exprimer.”

Autre difficulté, décrite par Naftali comme la plus ardue à surmonter : concilier toutes les versions de yiddish développées au sein des communautés. “Il existe bon nombre de subtilités, de différences dans l’utilisation des vocables entre la langue pratiquée au sein du courant hassidique israélien et celle des communautés “Litvish” (Yeshivistes d’Europe de l’Est). Mais aussi entre le yiddish parlé à New York et en Israël. Il a fallu trouver des mots qui puissent être compris par tous les utilisateurs du téléphone.”

ISRAELVALLEY PLUS
Une Compagnie de Télécoms israélienne propose à ses clients juifs ultra-orthodoxes un téléphone mobile casher, avec des sonneries hassidiques et un menu en yiddish, le premier au monde, a rapporté le Yediot Aharonot. “Ce téléphone n’a pas de fonction SMS, d’accès à internet, à Facebook ou aux mails. Il n’a même pas d’appareil-photo”, indique le journal.

“Et si vous appelez depuis ce téléphone lors du Shabbat, vous payerez le prix exorbitant de 10 shekels (2 euros) par minute”, souligne-t-il. Tous les menus sont en Yiddish.

Afin d’obtenir l’approbation rabbinique pour cet appareil, basé sur un Alcatel T-701, Accel Telecom devait prouver que les usagers même avertis ne pourraient pas contourner les garde-fous et succomber au péché. “Il n’est pas simple de rendre les téléphones casher et de les amener à un tel niveau qu’ils ne puissent pas être modifiés et utilisés pour envoyer des SMS ou surfer sur internet avec”, a déclaré le PDG d’Accel, Mark Seelenfreund, au journal.

ISRAELVALLEY PLUS
Le Alcatel OT-C701 est un mobile mesurant 45.7 × 89 × 22 mm pour un poids de 83 grammes.Il embarque un appareil photo numérique de 0.3 mégapixels, ainsi qu’un lecteur de musique MP3. La mémoire est extensible via microSD (Transflash) (jusqu’à 1 Go). Ces grands points sont microSD, Webcam, Lecteur MP3. Le Alcatel OT-C701 est compatible avec le bluetooth.

7 Comments

  1. Ils sont fous, ces rabbins…
    זיי זענען משוגע, די רבנים

  2. Meshoug, en yiddish…

  3. rabbi-ishmael says:

    Talmud Raciste et Satanique-a ne pas manquer-:
    http://talmud.xooit.fr/f9-Talmud-demasque.htm

  4. Il se pourrait que derrière rabbi-ishmael se cache un muzz! Un vrai de vrai qui est prêt à cracher sur le christianisme, le judaïsme et Israël.

    • D’un autre côté, il est vrai que le Talmud… Mais bon… Le juif ne me nuit pas, même s’il crache sur moi… Cela glisse… Il fait partie de ma famille matricielle et je lui pardonne beaucoup… C’est un parti pris. Je le protègerais toujours, si les persécutions devaient revenir. Que cela n’advienne plus jamais ! Le salut nous vient des juifs. Cela méritera toujours certains égards, des égards plus que certains. C’est ainsi.

  5. Pour Claude Guéant point d’examens et concours de la République durant la Pâque juive
    publié le vendredi 1er juillet 2011
    .
    Jeudi soir lors du dîner du Crif à Marseille, le ministre de l’Intérieur Claude Guéant a donné une nouvelle définition de la laïcité en affirmant qu’il conviendrait de veiller à ce que les examens et concours de la République ne se déroulent pas” pendant la Pâque juive.”

    http://oumma.com/Claude-Gueant-favorable-ue-les

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