Source : Écrit par Point de Bascule on 22 Décembre 2011
La Muslim Students’ Association (MSA – section Université Concordia) recommande plusieurs sites à ses supporteurs qui désirent approfondir leur compréhension de l’islam. Parmi ceux-ci le site islamweb.net en langue française rappelle les préceptes de l’islam en vertu desquels la fête de Noël est illicite :
Il n’est permis à aucun musulman de participer à ces fêtes de mécréants car c’est considéré comme une participation à ce qui est erroné et comme une ressemblance à ces mécréants. Il est confirmé que le Prophète (…) a affirmé dans le hadith rapporté par Abou Dawoud (…) que quiconque s’assimile à des gens devient l’un d’entre eux.
Quant à l’arbre de Noël, il est connu qu’il représente l’un des rites relatifs à cette occasion chez les mécréants. Les oulémas (exégètes musulmans) ont mentionné, en raison du hadith précédent, qu’il n’est pas permis de s’assimiler à des mécréants en faisant ce qui leur est spécifique.
La MSA constitue l’une des principales courroies de transmission des Frères Musulmans en Amérique du Nord. L’organisation a été décrite dans un rapport de la police de New York de 2007 (p. 68 – Archives PdeB) comme un «incubateur» de radicalisme.
Initialement, c’est la MSA de Concordia qui facilita la venue des deux prédicateurs islamistes radicaux Hamza Tzortzis et Abdur-Raheem Green sur le campus de l’Université à l’automne 2011. À l’époque, les positions des prédicateurs favorables à la lapidation, à la criminalisation de l’homosexualité, au droit du mari de battre son épouse rebelle, à l’instauration du califat, etc., étaient connues. Suite aux protestations du public, la MSA s’est retirée du projet. La conférence des deux prédicateurs fut déplacée vers une salle de la Muslim Association of Canada, une autre organisation des Frères Musulmans.
L’objectif poursuivi par la MSA a été clairement énoncé lors d’une conférence organisée par l’organisation en 1975 :
(Traduction PdeB) «Le but du mouvement islamique est de provoquer dans le monde l’avènement d’une nouvelle société basée complètement sur les enseignements de l’islam. Une telle société fera tout en son pouvoir pour appliquer ces principes dans son gouvernement, dans ses organisations politiques, économiques et sociales, dans ses relations avec les autres états, dans son système d’éducation, dans les valeurs morales qu’elle promeut et dans tous les autres aspects de la vie.»
«Notre effort organisé et graduel devant mener à l’émergence d’une telle société constitue le processus d’islamisation.» (Partie 1)
«(…) Si notre but ultime est de constituer une communauté qui nous soit propre, alors l’embryon de cette communauté doit être mis en place au sein même de la communauté que nous désirons changer. Seulement de cette façon pourrons-nous faire face aux défis que présente la communauté à laquelle nous sommes opposés.» (Partie 8)
The Process of Islamization (Le processus d’islamisation) – Discours présenté par Jaafar Sheikh Idris au 13e congrès de la Muslim Students’ Association (MSA) à l’Université de Toledo (Ohio)
Les fatwas d’Ibn Qayyim et d’Ibn Taymiyya
Plusieurs autres fatwas interdisant aux musulmans de célébrer Noël ont été proclamées dans le passé.
En 2008, la mosquée Assuna (Essuna) de Montréal avait cité (en arabe) sur son site des fatwas d’Ibn Qayyim (1292-1350) et d’Ibn Taymiyya (1263-1328), deux autorités de l’islam endossées par les Frères Musulmans, qui interdisent non seulement de célébrer Noël mais tout simplement de souhaiter Joyeux Noël. La mosquée Assuna était décrite en 2006 par le site Oumma.com comme la plus grande mosquée salafiste de Montréal :
Ibn Qayyim (Dispositions régissant les dhimmis – Ruling for Dhimmis) : «Féliciter (les chrétiens) à propos des symboles de leur religion est interdit selon l’unanimité des savants. Par exemple, leur offrir les meilleurs vœux pour leurs fêtes ou leur carême, et leur souhaiter : «Joyeuses fêtes!», etc. Si celui qui dit ceci ne tombe pas lui-même dans la mécréance, il commet au moins un interdit. C’est comme si on félicitait un non-musulman pour sa prosternation devant la croix alors que cela est le plus grand péché auprès d’Allah. C’est encore plus horrible que de le féliciter pour boire de l’alcool, de tuer un être humain ou de forniquer, etc…»
L’expression dhimmis utilisée par Ibn Qayyim désigne le statut de citoyens de deuxième classe des non-musulmans qui vivent dans des sociétés qui appliquent la charia.
Ibn Taymiyya (Iqtida Assirati Al-Mustaqim Mukhalafata Ashabi Al-djahim) : «Ressembler aux mécréants à l’occasion de certaines de leurs fêtes c’est raviver le sourire dans leur cœur et les conforter dans leur fausseté. Ils peuvent ainsi saisir l’occasion pour se renforcer et mépriser les plus faibles d’entre-nous.»
Point de Bascule (27 décembre 2008) : Mosquée Assuna de Montréal: « Souhaiter Joyeux Noël ou Bonne année aux mécréants est interdit. C’est un acte répugnant »
Muhammad al-Munajid
Muhammad al-Munajid (1960-) est le responsable du site Islam Q&A. Il est basé en Arabie saoudite et a étudié la doctrine islamique sous la direction d’Adbulaziz Ibn Baz (Ibn Baaz) (1910-1999), l’exégète saoudien qui soutient que la terre est plate. Voici une partie de la réponse d’al-Munajid à une musulmane qui lui demandait s’il était admissible de décorer un sapin de Noël pour répondre à la demande de sa fille de onze ans :
L’arbre de Noël est l’un des symboles de la fête des Chrétiens et de leurs cérémonies (religieuses). Il accompagne la Noël. On dit que son usage officiel commença en Allemagne, à la Cathédrale de Strasbourg au 16e siècle en 1539.
Il n’est pas permis d’imiter les mécréants dans leurs pratiques cultuelles, dans leurs rituels et symboles, en vertu de la parole du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui): «quiconque s’assimile à un peuple en fait partie.» (rapporté par Abou Daoud,4031 et jugé authentique par al-Albani dans Irwaa al-Ghalil, 5/109).
Il n’est pas permis d’installer cet arbre dans la maison d’un musulman, même si ce n’est pas pour célébrer l’évènement car le seul fait de l’acquérir constitue une imitation interdite et une vénération d’un symbole religieux des mécréants.
Les parents doivent garder les enfants, les empêcher de commettre l’interdit et les protéger contre l’enfer.
En dépit de toutes ces fatwas qui déclarent Noël illicite, l’équipe de Point de Bascule souhaite un JOYEUX NOËL à tous ses lecteurs.

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Pourquoi cet article sur ce site? L’article évoqué, figurant sur le site d’islamweb.net, s’interroge sur le fait de savoir s’il est haram ou hallal, « pour nous, musulmans », de fêter Noël, et répond -de manière tout à fait logique- que Noël n’a pas à être fêté par des musulmans.
Rien que de normal, non?
Non, ces différents avis de droit indiquent qu’il est interdit aux musulmans même de décorer un arbre de Noël.
nous sommes bien d’accord. Fêter Noël est haram. La tradition de décorer un sapin, qui se rapporte à la Nativité bien qu’à proprement parler elle n’a rien à voir avec la naissance de Jésus, rentre donc normalement dans cet interdit. Bien que dans la réalité, de nombreux musulmans fêtent Noël, comme fête des enfants, n’y voyant pas de contradiction avec leur foi, puisque Jésus est pour eux un grand prophète. Les puristes s’en tiennent cependant aux deux aïds. Les témoins de Jéhovah (qui se considèrent comme chrétiens, mais peut-être pas à juste titre puisqu’ils nient la divinité du Christ) refusent aussi de fêter Noël, à cause de ses origines païennes.
Ce qui est intéressant est de voir que c’est la religion qui motive l’interdit. Bien sûr, des musulmans fêtent Noël, comme des musulmans boivent une coupe de champagne et des musulmans mangent pendant le Ramadan. Mais la religion, elle, interdit cela, et pour des raisons vraiment imbuvables. Cela montre clairement que si les musulmans ne posent pas de problèmes en eux-mêmes, le fait qu’ils pratiquent contribue à répandre la haine entre les gens. À cause de la nature même de leur religion. Plus on pratiquera cette chose-là, plus les choses empireront.