Source: Tout juste avant que l’affaire Shafia ne survienne, la cinéaste Raymonde Provencher s’est penchée sur l’épineuse question des crimes d’honneur commis dans des pays occidentaux en produisant son plus récent documentaire, « Ces crimes sans honneur ». Le film témoigne du courage de trois femmes et d’un homme qui dénoncent le cauchemar qu’ils ont vécu. [...]
Constatant que des crimes d’honneur sont perpétrés dans des sociétés occidentales, Mme Provencher [photo ci-contre], dont les bureaux sont sur le Plateau, croit que le multiculturalisme s’avère être un échec. Et que plus particulièrement au Québec, les accommodements raisonnables « nous ont rendu fragile ». « L’affaire Shafia est le premier crime d’honneur qui a eu cette répercussion chez nous, mais il y en a eu d’autres avant. C’est terrible à dire, mais il va surement y en avoir encore. Ça va prendre du temps avant de réussir à dialoguer avec les communautés culturelles. Le système politique fait en sorte que ces communautés vivent repliées sur elles-mêmes et qu’elles gardent leur tradition », explique-t-elle. « On se rend compte qu’elles gardent tout, y compris des aspects de leur culture qu’on doit interroger en vertu des valeurs qui sont les nôtres, comme l’égalité homme-femme et les droits de la personne », poursuit-elle.
Selon Mme Provencher, il faut aussi se questionner à savoir pourquoi les membres d’une même famille deviennent complices d’un crime d’honneur, comme dans le cas de la famille Shafia. « L’histoire aurait été bien différente si le frère, Ahmed, s’était opposé à son père et lui avait dit : « non, je ne veux pas tuer mes trois sœurs ». Est-ce que c’est parce qu’on n’a pas réussi à lui donner une identité pour qu’il puisse penser par lui-même? », s’interroge-t-elle. [...]
Mme Provencher tient à préciser que le crime d’honneur est un problème culturel, et non religieux. « C’est évident que les pays où la religion musulmane est pratiquée ont adopté des traditions qui venaient bien avant l’islam. Mais ce n’est pas écrit dans le Coran que lorsqu’on déshonore, tu as le droit de commettre un crime », souligne-t-elle.
Et comment venir à bout de ce problème ? « Comme je dis toujours, ce n’est pas une réponse sexy, mais c’est par l’éducation, insiste Mme Provencher. Quand tu mets les enfants à l’école et que tu leur inculques les valeurs fondamentales d’un pays, ça marche. Mais il va falloir faire plus que ça en attendant que ces éducations se fassent. Il faut entrer en communication avec les communautés culturelles. Et ça, ce sont les gens sur la ligne de front qui peuvent le faire. Je parle des professeurs, des infirmières, des policiers qui sont appelés à aller sur place et voir ce qu’il se passe. Ils doivent être formés pour comprendre de quoi on parle », soutient-elle.
Le documentaire est présenté au Cinéma Excentris et à l’AMC Forum 22.
Source : Le Plateau, 16 mai 2012

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En effet, mais le coran et les hadiths imposent d’innombrables obligations aux musulmans, et ils ne leur interdisent pas de tuer leurs enfants, tandis qu’ils les encouragent massivement à punir physiquement les déviants, à assassiner les apostats et à massacrer en masse les non-musulmans. Au point que le droit musulman prévoit parfois expressément qu’aucune peine ne doit frapper les parents qui tuent leurs enfants. Entre les multiples incitations à se comporter en tout comme le dicte l’exemple du prophète et la banalisation légale (soit par des lois ostensiblement religieuses) des châtiments corporels et de l’infanticide, il est bien normal que le monde musulman soit ce qu’il est à cet égard. Et ce d’autant plus que les musulmans s’intéressent à leur religion.